MACHINALEMENT - Projet de diplôme - 2017
graphisme, expérimentation, processing

Après avoir tenté de comprendre les différentes places que pouvait tenir l'usage d'un outil dans différentes phases de cré́ation dans la pratique des designers dans mon mémoire, j'ai envisagé mon projet comme une expérimentation autour des automatismes de l'usage des outils numériques.

En partant de couleurs sérigraphiées ne pouvant être reproduites par un ordinateur, j'ai construit un parcours où ma matière première est transformée selon le langage propre à l'outil utilisé. Ainsi mes couleurs passent de pigments à du RVB lorsqu'elles sont captées par un appareil photo numérique, puis au CMJN lorsqu'elles sont réimprimées. En poussant le processus un peu plus loin, mon dégradé passe ensuite en 128 couleurs (caractéristique de l'affichage du web 1.0), puis en langage binaire, ou encore en langage Ascii, en langage oral (code Ascii lu par une intelligence artificielle), traduit en anglais, ou encore en faisant interagir ce son afin qu'il redevienne de l'image grâce à des programmes processing. Ces images sont à nouveau réimprimées en utilisant des techniques mêlant artisanat et numérique, comme la sérigraphie ou la gravure taille douce faite par une découpeuse numérique. Le matériau de base entre alors dans une sorte de téléphone arabe graphique.

L'adaptation forcée des données passant d'un outil à un autre donne des transcriptions qui n'ont parfois rien à voir avec leur forme précédentes et qui sont obtenues par des décisions arbitraires de la machine, comme un faux hasard. J'ai donc continué dans l'exploitation des langages intrasèques de l'outil comme moteur de création d'images, en les détournant, en les faisant passer de virtuel à physique dans une édition et d'autres expérimentations.

MACHINALEMENT - Projet de diplôme - 2017
graphisme, expérimentation, processing

Après avoir tenté de comprendre les différentes places que pouvait tenir l'usage d'un outil dans différentes phases de cré́ation dans la pratique des designers dans mon mémoire, j'ai envisagé mon projet comme une expérimentation autour des automatismes de l'usage des outils numériques.

En partant de couleurs sérigraphiées ne pouvant être reproduites par un ordinateur, j'ai construit un parcours où ma matière première est transformée selon le langage propre à l'outil utilisé. Ainsi mes couleurs passent de pigments à du RVB lorsqu'elles sont captées par un appareil photo numérique, puis au CMJN lorsqu'elles sont réimprimées. En poussant le processus un peu plus loin, mon dégradé passe ensuite en 128 couleurs (caractéristique de l'affichage du web 1.0), puis en langage binaire, ou encore en langage Ascii, en langage oral (code Ascii lu par une intelligence artificielle), traduit en anglais, ou encore en faisant interagir ce son afin qu'il redevienne de l'image grâce à des programmes processing. Ces images sont à nouveau réimprimées en utilisant des techniques mêlant artisanat et numérique, comme la sérigraphie ou la gravure taille douce faite par une découpeuse numérique. Le matériau de base entre alors dans une sorte de téléphone arabe graphique.

L'adaptation forcée des données passant d'un outil à un autre donne des transcriptions qui n'ont parfois rien à voir avec leur forme précédentes et qui sont obtenues par des décisions arbitraires de la machine, comme un faux hasard. J'ai donc continué dans l'exploitation des langages intrasèques de l'outil comme moteur de création d'images, en les détournant, en les faisant passer de virtuel à physique dans une édition et d'autres expérimentations.